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L'argumentation

 

C'est l'art de convaincre un lecteur, de le persuader d'adopter l'opinion qu'on lui expose ou suggère. L'argumentation s'appuie sur la justification des thèses avancées à l'aide d'une explication ou d'une démonstration de la justesse ou de la vérité de ces thèses.

Types :

Argument de démonstration : la thèse avancée est prouvée par un raisonnement logique

Argument de preuve : la thèse avancée repose sur la liste des avantages qu'elle engendre par opposition à tout inconvénient.

Argument de statistiques : la thèse avancée repose sur des données contrôlables donc irréfutables (50% des accidents ont lieu la nuit, aussi…).

Argument de déduction : la thèse avancée est la généralisation de faits précis (les gens n'ont jamais le temps de faire ceci, en conséquence il faut leur apporter cela).

Argument de comparaison : la thèse avancée repose sur la comparaison avec une décision ou une action similaire (les autres ont déjà fait ça et ça marche).

Argument de satisfaction : la thèse avancée est fondée sur le contentement engendré par les bons résultats obtenus.

Argument de référence : la thèse avancée se réfère simplement au prestige d'une décision, d'une action, d'un document antérieurs dont la réputation ou l'autorité n'est plus à démontrer.

Argument d'autorité: la thèse avancée n'est pas prouvée mais imposée arbitrairement.

Argument de moralité : la thèse avancée repose entièrement sur des valeurs morales.

Argument de participation : la thèse avancée fait appel au bon sens du lecteur. La question lui est posée de telle sorte qu'elle entraîne une réponse affirmative.

L'utilisation d'exemples

-         ils illustrent le propos, le rendent plus vivant et plus crédible

-         mais ils ne doivent pas envahir le texte : il faut les choisir et les placer à bon escient

La structure du texte

-     L'introduction présente le sujet et amène le lecteur à désirer lire la suite : elle invite "en douceur" le lecteur à entrer dans le sujet.

-         Le corps du document développe le sujet et entraîne le lecteur par une lecture active, à participer à l'action décrite, à réfléchir avec l'auteur. Insistons sur l'importance de l'équilibre des parties et sur la nécessité de la concision : il faut aller à l'essentiel.

-        La conclusion clôt le sujet et vise à laisser le lecteur sur une impression favorable.

Elle reprend les points importants et en fait une synthèse. Il faut en dégager une formule succincte et forte que l'on retiendra en sortant de la lecture de votre ouvrage.

Si le sujet le permet, montrer également, en une courte phrase, les perspectives d'avenir.

A éviter :

-         une conclusion bâclée qui laisse le lecteur sur une impression d'inachèvement

-          une conclusion fleuve qui donne l'impression que le développement est repris une seconde fois

-         une conclusion imprécise, confuse ou indécise qui montre que vous ne croyez pas à ce que vous avez avancé ou démontré

-         l'introduction de termes, d'idées ou d'arguments nouveaux non définis ou abordés dans le corps de l'écrit

Procédés narratifs

- Récit linéaire : suit les événements dans l'ordre chronologique de leur apparition.

-         Récit à tiroirs: ouvre des parenthèses pour rappeler un fait, donner une précision, indiquer une anecdote qui illustre le propos.

-         Récit structuré: bâti sur un plan précis avec des têtes de chapitres bien indiquées. Les sujets sont examinés successivement, dans un ordre strict et logique.

-         Récit journalistique: accrocheur, il met en valeur les faits marquants, les points importants qui doivent sensibiliser le public 

Composition d'un paragraphe :

Le choix des mots :

Choisir le mot juste : simple, clair, sans ambiguïté, ni trop technique, ni trop abstrait. Eviter les sigles, les néologismes, le "franglais". Utiliser au besoin un dictionnaire des synonymes pour préciser sa pensée. L'ironie et le calembour sont des armes redoutables, qui peuvent conforter ou déstabiliser : à manier avec précaution au sein de l'entreprise.

Allez à l'essentiel. Cherchez à employer moins de mots et à avoir plus d'impact, tout en préservant un maximum d'élégance : il ne s'agit pas d'être trop sec non plus.

Le ton du texte :

- Le ton pathétique : ton de la plainte, destiné à émouvoir, à inspirer la pitié, il n'a pas vraiment sa place dans le monde du travail

-         Le ton persuasif : utilise les mots forts, les gradations qui affinent l'impact désiré. Il s'agit d'aller à l'essentiel et de se montrer convaincant, non de plaire.

-         Le ton captivant : doit retenir l'attention par une fluidité dans l'expression, de subtiles ruptures de cadence dans le récit, des recours à l'exemple et à l'anecdote. Il s'agit de passionner son public.

-         Le ton autoritaire : bref, saccadé, il sert à donner un ordre et n'admet pas de réplique.

-         Le ton comique: jeu sur les mots ou sur la situation: circonstances inattendues ou burlesques

-         Le ton aimable : il s'agit de charmer, séduire, voire flatter.

Les méthodes d'accroche

-         L'introduction doit capter l'attention du lecteur, par le style, le choix des mots, l'utilisation d'une anecdote liminaire.

-         La présentation, la mise en page (avec des titres, des intertitres, des encadrés, des illustrations) est très importante.

o       Un dessin humoristique, une photographie apportent une détente dans la lecture.

o       Un visuel (schéma, graphique, tableau) sert plutôt à la compréhension du texte : il doit être clair, simple et logique.

 

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